Après plusieurs mois de travail, le micro-projet Interreg Assoreduce arrive à son terme.
Lancé pour renforcer les échanges entre associations françaises et wallonnes engagées dans les transitions écologiques, le projet avait un objectif simple : permettre à des acteurs confrontés à des défis similaires de mieux se connaître, de partager leurs expériences et de s’inspirer mutuellement pour développer des initiatives favorisant des modes de vie plus sobres de chaque côté de la frontière.
Ce que nous avons réalisé
Au cours du projet, plusieurs productions ont été réalisées afin de faciliter la compréhension, la diffusion et la réplication d’initiatives inspirantes.
4 schémas comparatifs France-Wallonie
Comprendre les systèmes institutionnels de part et d’autre de la frontière n’est pas toujours simple. C’est pourquoi le projet a permis de produire quatre schémas comparatifs consacrés :
- aux acteurs publics de l’aménagement du territoire ;
- aux acteurs publics de la mobilité ;
- aux documents de planification territoriale ;
- aux documents de planification de la mobilité.
Ces supports pédagogiques facilitent la compréhension des responsabilités institutionnelles et permettent à vous, associations, d’identifier plus facilement les interlocuteurs pertinents pour développer vos projets et actions de plaidoyer.
2 journées d’étude transfrontalières
Deux journées d’étude ont été organisées à Lille puis à Namur, réunissant au total 38 participantes et participants issus principalement du monde associatif.
Ces rencontres ont permis de découvrir de nombreuses initiatives concrètes :
🚲 mobilité active, collective et véhicules intermédiaires (« vélis ») ; 🏘 habitat participatif et habitat groupé ; 🏭 reconversion de friches et renouvellement urbain ;⚡ communautés d’énergie ;🌿 biodiversité dans le bâti ;🤝 participation citoyenne ; 🏢 tiers-lieux et mutualisation des espaces ;🌳 sobriété foncière et aménagement durable.
Parmi les projets présentés figuraient Les Cail’loux Verts, MobiILille, l’éco-quartier FIVES CAIL par la SORELI, l’Agence de développement et d’urbanisme de Lille Métropole (ADULM), l’Association Droit au Vélo (ADAV), le Conseil de Développement de la Métropole Européenne de Lille, la LOCO, le Bazaar St So., Ernest Living, Biodiversité dans le bâti de Natagora, la Communauté d’énergie renouvelable Soleil d’Aubagne d’Énergie Commune, RenverC d’Espace Environnement, Shift Modal.
Au-delà des visites, ces journées ont surtout permis de créer des espaces d’échanges entre associations françaises et wallonnes confrontées à des problématiques similaires : financement des projets, renouvellement des bénévoles, dialogue avec les pouvoirs publics ou accompagnement des changements de comportement.
Des interviews vidéo croisées
Le projet a également donné lieu à la réalisation d’interviews vidéo permettant de croiser les regards français et wallons sur les enjeux de mobilité et d’habitat.
Ces témoignages donnent à voir des expériences concrètes et mettent en évidence les conditions qui favorisent l’émergence de projets sobres, reproductibles et adaptés aux réalités locales.
Un guide des initiatives
L’ensemble des enseignements du projet a été rassemblé dans un Guide des initiatives.
Celui-ci comprend :
- une cartographie interactive des projets rencontrés ;
- des fiches harmonisées présentant les initiatives ;
- des ressources permettant de comprendre les facteurs de réussite et les conditions de réplicabilité.
Ce guide constitue l’outil de capitalisation principal du micro-projet et a vocation à continuer à vivre au-delà de sa durée officielle.
Ce que nous retenons
Au fil des rencontres, un constat s’est imposé : malgré des contextes institutionnels différents, les acteurs français et wallons sont confrontés à des défis largement similaires.
Comment réduire la dépendance à la voiture ?
Comment rendre les transitions écologiques désirables ?
Comment préserver les ressources tout en améliorant la qualité de vie ?
Comment renforcer l’implication citoyenne dans les projets de territoire ?
Les initiatives rencontrées montrent qu’il existe déjà de nombreuses réponses à ces questions. Elles prennent des formes différentes selon les territoires mais reposent souvent sur les mêmes principes : coopération, mutualisation, participation citoyenne et ancrage local.
Une coopération qui continue
Assoreduce s’achève, mais les liens créés pendant le projet demeurent.
Les échanges organisés à Lille et à Namur ont fait émerger plusieurs envies de coopération future autour de l’urbanisme, du logement, du réemploi, de la mobilité durable, de la santé environnementale et de la ville du quart d’heure.
C’était précisément l’ambition du projet : non seulement produire des ressources utiles, mais aussi permettre à des personnes, des associations et des idées de se rencontrer.
Merci !
Nous remercions chaleureusement toutes les associations, intervenants, partenaires et participants qui ont contribué à cette aventure transfrontalière.
Merci à celles et ceux qui ont ouvert leurs portes, partagé leurs expériences, participé aux visites, accepté d’être interviewés ou contribué à la réalisation des différents livrables.
Les schémas, les vidéos et le guide resteront disponibles pour continuer à inspirer d’autres acteurs.
À bientôt, de part et d’autre de la frontière.
